La Cour suprême de l'Inde a ordonné jeudi à l'AIIMS-Delhi de procéder à l'interruption de grossesse d'une adolescente de 15 ans enceinte de 30 semaines, rejetant les demandes répétées de l'hôpital de reconsidération fondées sur les risques pour la santé de la mineure et du fœtus. La cour a souligné que le gouvernement doit respecter la décision de la mineure et ne peut pas la forcer à devenir mère contre son gré.
Selon l'ordonnance du tribunal, l'adolescente, survivante d'une agression sexuelle, avait demandé l'interruption en vertu de la loi sur l'interruption médicale de grossesse, qui autorise l'interruption jusqu'à 24 semaines avec des exceptions pour les cas spéciaux. La cour avait initialement accordé l'autorisation le 28 avril 2026, mais l'AIIMS a demandé un réexamen, invoquant des complications potentielles.
Le juge en chef de l'Inde, D.Y. Chandrachud, qui présidait la formation, a déclaré que les préoccupations de l'hôpital, bien que valables, ne l'emportaient pas sur le droit de la mineure à l'autonomie corporelle et au bien-être mental. La cour a noté que la poursuite de la grossesse pourrait causer un traumatisme psychologique grave.
Le comité médical de l'AIIMS avait précédemment évalué le cas et signalé des risques de travail prématuré et d'infection. Cependant, la Cour suprême a statué que la procédure devait être effectuée avec le plus grand soin par une équipe spécialisée. L'hôpital devrait se conformer immédiatement.
Cette affaire met en lumière les débats juridiques et éthiques en cours autour des droits à l'avortement en Inde, en particulier pour les mineurs et les survivantes de violences sexuelles. La décision de la cour renforce la primauté du choix de la personne enceinte dans de telles affaires.