Une étude menée par des chercheurs de l'Université libre de Bruxelles (ULB) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB) fournit des données précises sur la diversité au sein de la police bruxelloise. L'analyse de 6 750 profils de collaborateurs révèle que 6,5 % des policiers ont des origines marocaines, un chiffre nettement inférieur à la proportion de personnes d'origine marocaine dans la population générale de la Région de Bruxelles-Capitale.
Cette recherche, relayée par le journal Le Soir, visait à établir des indicateurs concrets pour mesurer la mixité. Elle met en lumière une sous-représentation persistante de certaines communautés au sein de la police, alors que Bruxelles est l'une des villes les plus diversifiées d'Europe. La méthodologie a consisté à analyser les données administratives des collaborateurs pour retracer les origines géographiques.
Les experts soulignent que cet écart peut avoir un impact sur le policier de proximité et la confiance des citoyens. Les résultats devraient alimenter les discussions politiques en cours sur le recrutement, l'intégration et la représentativité au sein des institutions publiques belges. L'étude sert de référence pour les futures évaluations des efforts en matière de diversité dans les services de police de la capitale.