Selon un rapport du Le Monde du 12 juin 2026, le déclin du rôle de l'espagnol dans le système éducatif public marocain est devenu un sujet controversé au Parlement. Les enseignants et les défenseurs de la langue ont exprimé leur inquiétude face à une réforme de 2025 qui a réduit les heures d'enseignement de l'espagnol dans les collèges et lycées, favorisant plutôt l'anglais.
La réforme, qui s'inscrit dans une refonte plus large du système éducatif marocain, vise à renforcer la maîtrise de l'anglais pour s'aligner sur les tendances économiques mondiales. Cependant, les critiques affirment qu'elle sape les liens historiques et culturels du Maroc avec l'Espagne et l'Amérique latine. L'espagnol est actuellement enseigné comme deuxième langue étrangère dans environ 1 200 écoles publiques, mais ses heures ont été réduites de 30 % depuis 2024, selon les données du ministère de l'Éducation citées par Hespress le 13 juin 2026.
Le 13 juin 2026, le parti d'opposition Istiqlal a soumis une question formelle au ministre de l'Éducation, exigeant des éclaircissements sur l'impact de la politique. Les syndicats d'enseignants ont également organisé des manifestations à Rabat et à Casablanca, appelant à la restauration des heures d'enseignement de l'espagnol. Une pétition lancée par l'Association des professeurs d'espagnol au Maroc a recueilli plus de 15 000 signatures au 14 juin 2026.
En réponse, le ministère de l'Éducation a déclaré le 14 juin 2026 que la réforme fait partie d'une transition progressive et que l'espagnol restera une option dans certaines écoles. Cependant, aucun calendrier pour un réexamen n'a été annoncé. Le débat met en lumière les tensions plus larges entre la préservation du patrimoine linguistique et l'adaptation aux demandes mondiales.