Tout au long du XIXe et du début du XXe siècle, le Maroc a attiré des migrants espagnols, en particulier dans ses régions du nord. Les opportunités économiques dans l'agriculture, le commerce et les projets d'infrastructure ont attiré de nombreux Espagnols, notamment d'Andalousie et d'autres provinces du sud. Cette migration s'inscrivait dans un modèle plus large de mobilité méditerranéenne.
Pendant la guerre civile espagnole (1936-1939) et l'ère franquiste qui a suivi, certains Espagnols ont cherché refuge au Maroc, tandis que d'autres s'y sont installés pour travailler. Le protectorat espagnol dans le nord du Maroc (1912-1956) a facilité ces mouvements, avec des colons espagnols établissant des communautés dans des villes comme Tanger, Tétouan et Melilla. Ces communautés ont contribué à la vie culturelle et économique de la région.
Après l'indépendance du Maroc en 1956, de nombreux résidents espagnols sont partis, mais les liens entre les deux pays sont restés forts. Aujourd'hui, l'Espagne et le Maroc entretiennent des échanges économiques et culturels importants, et la migration historique est commémorée comme un chapitre de l'histoire méditerranéenne partagée.