En mai 2021, une traversée massive de migrants du Maroc vers Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, a déclenché une crise diplomatique entre Madrid et Rabat. L'Espagne a envisagé d'utiliser son levier énergétique—le Maroc dépend d'un gazoduc sous-marin venant d'Espagne—mais les experts doutent de son efficacité.
Depuis, le Maroc a réduit sa dépendance énergétique envers l'Espagne. En 2022, Rabat a signé des accords avec le Portugal et d'autres fournisseurs, et a investi dans les énergies renouvelables. En 2026, le mix énergétique marocain est plus diversifié, affaiblissant la pression espagnole potentielle.
Les exportations énergétiques espagnoles vers le Maroc, notamment l'électricité et le gaz, ont diminué. Selon des données récentes, les exportations d'électricité espagnoles vers le Maroc ont chuté de 30% en 2025 par rapport à l'année précédente, le Maroc augmentant sa propre capacité de production.
Les relations diplomatiques se sont améliorées depuis 2022, l'Espagne soutenant le plan d'autonomie marocain pour le Sahara occidental. Cependant, la frontière de Ceuta reste un point chaud, et le levier énergétique est perçu comme un instrument contondant qui pourrait nuire aux intérêts espagnols.