Le traitement des mineurs marocains non accompagnés en Espagne suscite un débat, mettant en lumière les contradictions de ses politiques migratoires et du travail. En août 2026, les autorités espagnoles ont rapatrié des centaines de mineurs vers le Maroc dans le cadre d'accords bilatéraux, tout en faisant face à des pénuries de main-d'œuvre dans l'agriculture et l'hôtellerie que les travailleurs migrants pourraient combler.
Selon des rapports récents, le gouvernement espagnol défend les rapatriements comme une mesure de protection des mineurs contre l'exploitation et pour garantir leur bien-être dans leur pays d'origine. Cependant, des organisations de défense des droits humains critiquent cette pratique, arguant que de nombreux mineurs sont renvoyés sans évaluation adéquate de leur situation individuelle ou de leur intérêt supérieur, comme l'exige le droit international.
Parallèlement, l'économie espagnole dépend fortement de la main-d'œuvre migrante, avec des secteurs comme l'agriculture employant des milliers de travailleurs marocains. Cette double approche—déporter des mineurs tout en recrutant des adultes—est jugée contradictoire par des analystes, qui soulignent que l'intégration des jeunes migrants pourrait aider à relever les défis démographiques et les besoins du marché du travail.
Le gouvernement espagnol s'est engagé à améliorer la coopération avec le Maroc sur la gestion des migrations, notamment par des voies légales pour la migration de travail et une meilleure protection des mineurs. Pourtant, à la mi-2026, aucun changement majeur de politique n'a été annoncé, et le débat se poursuit.