L'Espagne et le Maroc ont engagé des efforts diplomatiques pour aborder le statut des enclaves nord-africaines de Ceuta et Melilla, qui restent sous souveraineté espagnole mais sont revendiquées par le Maroc. En août 2026, les deux pays ont mis l'accent sur la coopération en matière de sécurité frontalière et de développement économique, après une période de tensions accrues en 2021 lorsque des milliers de migrants ont traversé vers Ceuta.
Les enclaves, sous contrôle espagnol depuis des siècles, sont souvent décrites par les critiques comme un anachronisme colonial. Cependant, l'Espagne maintient qu'elles font partie intégrante de son territoire, et l'Union européenne les reconnaît comme frontières extérieures. Le Maroc a appelé à plusieurs reprises à des négociations sur leur avenir, mais l'Espagne insiste sur leur caractère espagnol.
Les discussions récentes se sont concentrées sur des questions pratiques, notamment la réouverture des bureaux de douane à Ceuta et Melilla, fermés depuis des années. En 2022, l'Espagne et le Maroc ont convenu d'une feuille de route pour normaliser leurs relations, comprenant des mesures pour réguler le commerce et la migration. En 2026, les progrès sont lents mais réguliers, les deux parties exprimant un engagement en faveur du dialogue.
Les habitants des enclaves ont des sentiments mitigés sur les discussions en cours. Certains accueillent favorablement des liens économiques accrus avec le Maroc, tandis que d'autres craignent que tout changement de statut ne compromette leur identité espagnole. L'Union européenne a soutenu la position de l'Espagne, exhortant le Maroc à respecter l'intégrité territoriale de ses États membres.
L'avenir de Ceuta et Melilla reste incertain, mais le climat diplomatique actuel suggère une évolution vers une coopération pragmatique plutôt qu'une confrontation. Les analystes notent que les deux pays ont des intérêts mutuels dans la stabilité et la croissance économique, ce qui pourrait ouvrir la voie à une résolution à long terme.