Le gouvernement espagnol a annoncé que 6 791 migrants entrés dans l'enclave nord-africaine de Ceuta en mai 2021 sont retournés volontairement au Maroc. Ce chiffre comprend un nombre important de mineurs non accompagnés qui ont été rapatriés dans le cadre d'un accord bilatéral entre l'Espagne et le Maroc.
La traversée massive a eu lieu à la mi-mai 2021, lorsque environ 8 000 à 10 000 personnes, dont de nombreux mineurs, sont entrées à Ceuta depuis le Maroc. L'afflux a submergé les structures d'accueil locales et a conduit l'Espagne à déployer des forces de sécurité supplémentaires à la frontière.
Le ministère de l'Intérieur espagnol a déclaré que les retours ont été effectués conformément à la loi espagnole et aux accords internationaux, chaque cas étant évalué individuellement. Le gouvernement a souligné que le processus a priorisé l'intérêt supérieur des mineurs concernés.
L'épisode a tendu les relations entre l'Espagne et le Maroc, déjà crispées par la présence du leader indépendantiste du Sahara occidental, Brahim Ghali, dans un hôpital espagnol. Le Maroc a ensuite assoupli les contrôles frontaliers, permettant les traversées. Les liens diplomatiques se sont depuis améliorés, les deux pays s'engageant à coopérer sur la gestion des migrations.
En septembre 2026, le gouvernement espagnol maintient que le programme de retour volontaire est achevé, bien que certaines organisations de défense des droits humains aient exprimé des inquiétudes quant au traitement des mineurs non accompagnés pendant le processus. Le gouvernement rejette ces critiques, affirmant que tous les retours ont été légaux et humains.