La déclaration de la loi martiale par le président sud-coréen Yoon Suk Yeol le 3 décembre 2024 a plongé le pays dans une grave crise politique. Cette mesure, qui n'a duré que six heures avant d'être annulée par le parlement, a conduit à sa destitution le 14 décembre 2024 et à son arrestation le 15 janvier 2025.
La crise a commencé lorsque Yoon, invoquant des menaces de 'forces anti-étatiques', a déployé des troupes militaires à l'Assemblée nationale. Les députés, dont le chef de l'opposition Lee Jae-myung, se sont précipités pour voter contre le décret, avec 190 des 300 membres présents le rejetant à l'unanimité. L'armée s'est retirée et Yoon a annulé l'ordre tôt le 4 décembre.
Le procès en destitution de Yoon s'est conclu le 4 avril 2025, lorsque la Cour constitutionnelle a confirmé à l'unanimité sa destitution. Il fait maintenant face à des accusations criminelles de sédition, avec un procès en cours en juin 2026. Le parti d'opposition démocrate, dirigé par Lee Jae-myung, a appelé à une élection présidentielle anticipée, qui devrait avoir lieu dans les 60 jours suivant la destitution définitive de Yoon.
La crise a exposé de profondes divisions politiques en Corée du Sud, les sondages montrant que plus de 70 % du public soutient la destitution de Yoon. Les alliés internationaux, y compris les États-Unis, ont exprimé leur inquiétude mais ont exhorté à une résolution pacifique par des processus démocratiques.