Une nouvelle étude d'Opensignal révèle que les utilisateurs sud-africains de smartphones 5G ont passé en moyenne 88% de leur temps connectés aux réseaux 4G au premier trimestre 2026, selon un rapport publié le 23 juin 2026. L'étude, qui a analysé des données d'utilisation réelles, met en évidence la disponibilité limitée de la couverture 5G malgré l'adoption croissante des appareils compatibles 5G.
L'analyse d'Opensignal a constaté que les utilisateurs des principaux réseaux sud-africains—notamment Vodacom, MTN et Telkom—n'ont connu une connectivité 5G qu'environ 12% du temps. Ce chiffre est nettement inférieur à celui d'autres pays avec des déploiements 5G plus matures, comme la Corée du Sud ou les États-Unis, où la disponibilité de la 5G dépasse souvent 50%.
Le rapport attribue la faible utilisation de la 5G à plusieurs facteurs, notamment une allocation limitée du spectre, des coûts d'infrastructure élevés et les défis géographiques du déploiement de la 5G à travers le vaste et varié territoire sud-africain. De plus, de nombreux téléphones compatibles 5G peuvent revenir par défaut à la 4G dans les zones où les signaux 5G sont faibles ou indisponibles, réduisant encore le temps passé sur la norme plus récente.
Malgré le faible temps de connectivité, Opensignal a noté que lorsque les utilisateurs se connectaient à la 5G, ils bénéficiaient de vitesses de téléchargement nettement plus rapides—souvent trois à quatre fois supérieures à celles de la 4G. La vitesse de téléchargement moyenne de la 5G en Afrique du Sud a été enregistrée à environ 150 Mbps, contre 35 Mbps sur la 4G.
Ces résultats soulignent l'écart entre l'adoption des appareils 5G et la couverture réseau réelle en Afrique du Sud, alors que les opérateurs continuent d'étendre leur infrastructure 5G. Opensignal suggère que les utilisateurs devront peut-être attendre de nouvelles enchères de spectre et des mises à niveau du réseau pour voir des améliorations significatives de la disponibilité de la 5G.