Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a déclaré devant le Parlement le 3 septembre que le Maroc avait échoué à assurer un contrôle efficace de ses frontières, provoquant une crise migratoire importante dans l'enclave espagnole de Ceuta.
Ceuta, territoire espagnol situé sur la côte nord-africaine, à la frontière du Maroc, est depuis longtemps un point de passage pour les tentatives de migration irrégulière. Le gouvernement espagnol a appelé à plusieurs reprises le Maroc à renforcer la gestion de ses frontières, la position géographique de l'enclave en faisant un point d'entrée majeur vers l'Europe.
Les propos de Sánchez soulignent les tensions persistantes entre Madrid et Rabat sur la coopération migratoire. Si l'Espagne et le Maroc coopèrent sur les questions migratoires ces dernières années, la situation à Ceuta reste un point sensible dans les relations bilatérales.
Le gouvernement espagnol n'a pas annoncé de nouvelles mesures après la déclaration de Sánchez, mais la question devrait rester au premier plan de l'agenda politique alors que l'Espagne continue de gérer les pressions migratoires le long de sa frontière sud.