Le harcèlement sexuel reste un défi omniprésent pour les femmes journalistes au Kenya, 38,7 % d'entre elles le considérant comme une préoccupation majeure au travail, selon un nouveau rapport de l'Association des femmes des médias au Kenya (AMWIK). Intitulé 'Statut des femmes dans les médias au Kenya 2025', le rapport a été publié le 29 avril 2026 et a interrogé 1 200 femmes journalistes à travers le pays.
Les résultats indiquent que 62,3 % des répondantes ont déclaré avoir subi une forme de harcèlement sexuel sur le lieu de travail, allant de commentaires verbaux à des avances physiques. De plus, 45,1 % ont déclaré avoir rencontré des problèmes de sécurité, notamment des menaces et des intimidations, lors de reportages sur le terrain.
Le rapport souligne également que 71,8 % des femmes journalistes ont déclaré n'avoir pas signalé les incidents de harcèlement par crainte de représailles ou par manque de confiance dans les mécanismes institutionnels. L'AMWIK a appelé à une application plus stricte des politiques en milieu de travail et à de meilleurs systèmes de soutien pour les victimes.
Ces résultats s'alignent sur les tendances mondiales, une enquête de l'UNESCO de 2024 ayant révélé que 73 % des femmes journalistes dans le monde avaient subi des violences en ligne, souvent liées à leur travail. Le rapport de l'AMWIK recommande aux médias d'adopter des politiques de tolérance zéro et de fournir un soutien en santé mentale aux journalistes concernées.