Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a promulgué une loi qui renforce la criminalisation des relations homosexuelles consenties dans le pays. La législation, adoptée par l'Assemblée nationale en décembre 2025, a été publiée au Journal officiel le 1er avril 2026, ce qui l'a rendue effective.
Cette nouvelle loi modifie le code pénal du pays, portant la peine maximale d'emprisonnement pour actes homosexuels de cinq à dix ans, et imposant des amendes pouvant atteindre 5 millions de francs CFA (environ 8 200 dollars). Elle criminalise également la promotion de l'homosexualité.
Cette décision a suscité une réaction relativement modérée de la part des partenaires internationaux et des organisations de défense des droits de l'homme. Bien que des groupes comme Amnesty International aient condamné la loi comme une violation des droits fondamentaux, il n'y a pas eu de réprimande diplomatique coordonnée et immédiate des principaux gouvernements occidentaux.
Cette législation intervient après une période d'arrestations accrues et de rhétorique anti-LGBTQ au Sénégal, où les relations homosexuelles étaient déjà illégales. Le gouvernement a défendu la loi comme reflétant les valeurs culturelles et religieuses du pays.