La loi SAVE (H.R. 8281), intitulée officiellement Safeguard American Voter Eligibility Act, a été adoptée par la Chambre des représentants des États-Unis le 10 juillet 2024, par 221 voix contre 198. Le projet de loi exigerait que les individus fournissent une preuve de citoyenneté lors de l'inscription sur les listes électorales pour les élections fédérales, et obligerait les États à radier les non-citoyens des listes électorales.
Les partisans, dont l'ancien président Donald Trump et le président de la Chambre Mike Johnson, soutiennent que la législation est nécessaire pour empêcher les non-citoyens de voter aux élections fédérales, malgré les lois existantes qui interdisent déjà le vote des non-citoyens. Ils invoquent des préoccupations concernant l'intégrité électorale et le risque que des non-citoyens influencent les résultats.
Les opposants, dont la Maison-Blanche et les groupes de défense des droits de vote, affirment que le vote des non-citoyens est déjà illégal et extrêmement rare, et que le projet de loi créerait des obstacles inutiles pour les électeurs éligibles, en particulier les minorités et les personnes à faible revenu. L'administration Biden a indiqué que le président opposerait son veto au projet de loi s'il lui parvenait.
En août 2026, la loi SAVE n'a pas été soumise au vote au Sénat américain, où elle se heurte à une opposition significative des démocrates. L'avenir du projet de loi reste incertain, les partisans poussant à son adoption et les critiques avertissant de son impact potentiel sur l'accès au vote.