L'Observatoire européen austral (ESO), qui exploite des télescopes dans le désert d'Atacama au nord du Chili, a publié une étude soulignant la menace croissante que les constellations de satellites représentent pour les observations astronomiques. L'étude, publiée le 20 août 2026, indique que le nombre croissant de satellites en orbite terrestre basse crée des traînées lumineuses qui interfèrent avec la collecte de données scientifiques.
Selon l'ESO, le nombre de satellites actifs a fortement augmenté ces dernières années, avec des milliers d'autres attendus dans la prochaine décennie. Ces satellites réfléchissent la lumière du soleil, laissant des traînées sur les images à longue exposition prises par les télescopes au sol. L'étude a révélé qu'un pourcentage significatif d'images du Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO et d'autres installations est désormais affecté, ce qui pourrait compromettre la recherche sur les galaxies lointaines, les exoplanètes et d'autres phénomènes cosmiques.
Le rapport souligne que si les constellations de satellites offrent des avantages tels que la couverture Internet mondiale, leur impact sur l'astronomie est une préoccupation croissante. Les responsables de l'ESO appellent à une coopération internationale pour atténuer ces effets, notamment par des mesures telles que des surfaces de satellites plus sombres, une meilleure coordination orbitale et des techniques avancées de traitement d'images pour supprimer les traînées de satellites.
Les astronomes sont particulièrement préoccupés par le futur Télescope extrêmement grand (ELT), actuellement en construction au Chili, qui sera plus sensible à la pollution lumineuse. L'étude exhorte les organismes de réglementation à prendre en compte l'impact sur la science lors de l'approbation de nouveaux lancements de satellites.