Le député ghanéen Sam George a publiquement critiqué la Commission du SIDA du Ghana pour avoir distribué des lubrifiants aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), selon plusieurs médias locaux le 23 avril 2026. Le député, connu pour sa position ferme contre les droits LGBTQ+, a soutenu que cette distribution viole la loi ghanéenne et nuit au message de santé publique.
Selon un communiqué du bureau de George, la distribution faisait partie d'un programme de réduction des risques financé par des donateurs internationaux. Le député a remis en question la légalité de ces activités en vertu de la loi ghanéenne sur la promotion des droits humains sexuels appropriés et des valeurs familiales ghanéennes, adoptée en 2025 et criminalisant le plaidoyer LGBTQ+ et les services connexes.
La Commission du SIDA du Ghana n'a pas émis de réponse officielle au 24 avril 2026. Cependant, des experts en santé publique ont noté que les interventions ciblées pour les HSH sont des stratégies fondées sur des preuves pour réduire la transmission du VIH, qui reste un défi majeur de santé publique au Ghana.
Cet incident met en lumière les tensions persistantes entre les approches de santé publique et les récentes modifications législatives au Ghana. Le taux de prévalence du VIH chez les HSH au Ghana est estimé être significativement plus élevé que dans la population générale, selon les données d'ONUSIDA de 2023.