Le président William Ruto a ordonné à plusieurs reprises aux agences de sécurité de réprimer les groupes violents et les éléments criminels, en se concentrant sur les incidents impliquant le hooliganisme politique et le détournement de manifestations publiques. Cependant, au 22 juillet 2026, ces directives n'ont pas abouti à des arrestations ou poursuites significatives, selon des rapports des médias kenyans et des groupes de défense des droits humains.
Ces derniers mois, Ruto a fait des déclarations publiques condamnant l'utilisation de voyous pour perturber les rassemblements de l'opposition et les événements politiques. Par exemple, lors d'une conférence de presse le 15 juin 2026, il a ordonné à la police d'arrêter quiconque incite à la violence. Pourtant, aucune arrestation de haut niveau n'a été signalée, et les critiques estiment que la réponse du gouvernement a été insuffisante.
Des organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International Kenya, ont documenté des cas de violence politique lors de manifestations à Nairobi et Kisumu, mais elles notent que les auteurs restent souvent impunis. Ce manque d'action a suscité des inquiétudes quant à l'impunité et à l'efficacité des discours fermes de Ruto.
Cette tendance a conduit à la frustration parmi les dirigeants de l'opposition et la société civile, qui réclament des mesures concrètes plutôt que des assurances verbales. Le gouvernement n'a pas fourni de statistiques mises à jour sur les arrestations ou poursuites liées à ces directives.