Le ministère russe de la Santé a introduit de nouvelles directives cliniques pour la santé reproductive qui recommandent d'orienter les femmes exprimant aucun désir d'avoir des enfants vers un psychologue. Ces directives, faisant partie d'un ensemble plus large de recommandations pour les examens médicaux, ont été publiées sur le portail officiel du ministère dédié aux documents réglementaires et méthodologiques.
Le document décrit un processus d'examen en plusieurs étapes pour les femmes. Lors de l'étape initiale, un médecin doit identifier les facteurs de risque, y compris ce que les directives qualifient de "comportement déviant" et de "refus de la maternité". Si de tels facteurs sont notés, les directives indiquent que la femme doit être orientée pour un examen approfondi par un spécialiste, incluant une consultation avec un psychologue ou un psychothérapeute.
Cette politique intervient dans le contexte des efforts gouvernementaux de longue date pour inverser le déclin démographique de la Russie et stimuler son taux de natalité. Le président Vladimir Poutine a fréquemment présenté l'augmentation du taux de natalité comme une priorité nationale critique. Ces directives formalisent une voie médicale pour traiter les choix reproductifs personnels qui s'écartent des objectifs démographiques de l'État.
Des critiques et des défenseurs des droits humains ont exprimé des inquiétudes, estimant que cette politique pathologise un choix personnel et pourrait être utilisée pour faire pression sur les femmes. Cette mesure a suscité un débat sur l'autonomie reproductive et le rôle de l'État dans les décisions familiales privées.