Mariana, une femme russe dont le nom a été modifié pour sa sécurité, a écrit une lettre au président Vladimir Poutine après que la police n'a pas agi sur ses signalements de violences conjugales de son ex-mari, Ivan. Cette affaire met en lumière les problèmes persistants de protection contre les violences domestiques en Russie, où des lois dépénalisant certaines formes d'abus ont été critiquées par les militants.
Selon le rapport original d'ABC par Riley Stuart et Anna-Maria Tesfaye, l'ex-mari de Mariana l'a soumise à des agressions violentes. Malgré ses appels répétés à la police, les agents ne sont pas intervenus efficacement, ce qui l'a poussée à faire appel directement au président. La lettre, envoyée en 2025, n'a pas encore reçu de réponse publique du Kremlin.
La violence domestique reste un sujet sensible en Russie. En 2017, le pays a dépénalisé certaines formes de violence conjugale, rendant les premières infractions passibles d'amendes plutôt que de prison. Les militants affirment que cela a enhardi les agresseurs et découragé les victimes de demander de l'aide. Le cas de Mariana est l'un des nombreux où le système échoue.
Cette histoire souligne les défis auxquels les femmes russes sont confrontées pour obtenir justice. Bien que Poutine ait signé certaines lois visant à protéger les victimes, leur application reste faible. La lettre de Mariana à Poutine reflète une tentative désespérée d'attirer l'attention du plus haut niveau du gouvernement lorsque les autorités locales ne répondent pas.
En mai 2026, aucune action officielle n'a été signalée dans l'affaire de Mariana. Le rapport d'ABC rappelle la lutte continue des victimes de violence domestique en Russie, où persistent des obstacles culturels et juridiques.