L'ancien chanteur principal de Runrig, Donnie Munro, est revenu sur la résistance inattendue à laquelle le groupe écossais de rock gaélique a d'abord été confronté dans son foyer, l'île de Skye. Dans une interview récente, Munro a évoqué une certaine "réaction" ou scepticisme local lorsque le groupe a commencé à se produire et à chanter en gaélique dans les années 1970, une période de déclin de l'usage de la langue.
Munro a expliqué qu'une partie des anciennes générations à Skye considérait le gaélique comme appartenant à un passé qu'elles cherchaient à dépasser, et se méfiait initialement de ces jeunes musiciens qui l'embrassaient. Cette perspective contrastait avec la vision du groupe, qui voyait le gaélique comme un atout culturel vivant et contemporain.
Malgré ces débuts difficiles, Runrig, formé en 1973, a connu un immense succès, devenant une figure centrale de la renaissance gaélique moderne et de la scène musicale écossaise. Leurs concerts, dont les légendaires performances à Loch Lomond, ont rassemblé des générations de fans.
Ces réflexions mettent en lumière les dynamiques culturelles complexes de l'époque, où le travail de Runrig a finalement contribué à raviver la fierté pour la langue et la musique gaéliques, transformant le scepticisme initial en une reconnaissance généralisée.