L'équipe juridique de l'ancien sénateur Ramon "Bong" Revilla Jr. a affirmé que les procureurs n'ont pas présenté de preuves concrètes le liant à des projets anti-inondations présumés anormaux à Pandi, Bulacan. Cette déclaration fait suite à une semaine d'audiences sur la libération sous caution devant le tribunal anti-corruption Sandiganbayan, où Revilla est accusé de détournement de son Fonds de développement prioritaire (PDAF).
Selon les avocats de la défense, les preuves présentées jusqu'à présent n'impliciteraient pas directement l'ancien sénateur dans ces projets dits "fantômes". L'affaire s'inscrit dans le cadre des procès pour le scandale du PDAF qui durent depuis plusieurs années.
Le Sandiganbayan examine la demande de libération sous caution de Revilla pour des accusations de plunder (pillage) et de corruption. Ces accusations découlent d'allégations selon lesquelles son PDAF aurait été détourné vers de fausses ONG pour des projets inexistants, y compris des initiatives de contrôle des inondations.
Revilla, précédemment acquitté du chef de plunder dans une affaire distincte mais liée au PDAF en 2018, a toujours nié toute faute. Les procédures judiciaires se poursuivent alors que les deux parties présentent leurs arguments concernant la demande de caution.