Renault a annoncé un gel des activités dans deux de ses usines françaises, plaçant environ 6 000 salariés dans une situation d'incertitude. Cette décision, rapportée le 13 mai 2026, s'inscrit dans le cadre d'un plan de restructuration plus large visant à réduire les coûts et à s'adapter aux conditions changeantes du marché.
Les sites concernés sont situés dans les régions des Hauts-de-France et de Normandie. Les travailleurs de ces usines ont été informés que la production serait suspendue indéfiniment, sans calendrier précis de reprise. Les représentants syndicaux ont exprimé leur inquiétude quant à d'éventuelles pertes d'emplois et ont appelé à des négociations urgentes avec la direction.
Renault a cité la baisse de la demande pour certains modèles de véhicules et la nécessité de passer à la production de véhicules électriques comme facteurs clés de ce gel. L'entreprise n'a pas encore fourni de détails sur d'éventuels licenciements ou possibilités de reclassement pour les employés concernés.
Cette évolution intervient dans une période difficile pour l'industrie automobile européenne, qui est confrontée à des perturbations de la chaîne d'approvisionnement, à la hausse des coûts de l'énergie et à la transition vers l'électrification. Renault avait précédemment annoncé son intention de supprimer 2 000 emplois en France d'ici 2025 dans le cadre de sa stratégie « Renaulution ».