Les résidences privées pour aînés (RPA) du Québec font face à une crise de main-d'œuvre croissante alors que les règles fédérales sur les travailleurs étrangers temporaires (TET) deviennent plus restrictives. Le secteur, qui emploie des milliers de préposés et de personnel de soutien, dépend fortement des TET pour combler des postes difficiles à pourvoir localement.
Selon des représentants de l'industrie, les nouvelles réglementations, notamment des plafonds plus stricts sur la proportion de TET qu'un employeur peut embaucher et une paperasse accrue, ont rendu plus difficile le recrutement et la rétention de travailleurs. Cela survient alors que la population vieillissante de la province augmente la demande de soins.
Les données du gouvernement du Québec indiquent que plus de 200 000 aînés vivent dans des résidences privées, et le secteur emploie plus de 40 000 travailleurs. Une partie importante de ces travailleurs sont des résidents temporaires, en particulier dans des régions comme Montréal et les Laurentides.
Des groupes industriels, comme la Fédération québécoise des résidences pour aînés (FQRA), ont demandé au gouvernement fédéral d'assouplir les restrictions, affirmant que sans ces travailleurs, certaines résidences pourraient devoir réduire leurs services ou fermer des unités. Ils soulignent également que la situation est exacerbée par une pénurie provinciale de travailleurs de la santé.
En réponse, des responsables fédéraux ont déclaré que le programme des TET est conçu comme un dernier recours pour les employeurs et qu'ils travaillent à équilibrer les besoins de main-d'œuvre avec la protection des travailleurs canadiens. Cependant, le secteur prévient que sans action immédiate, la qualité des soins aux aînés pourrait décliner.