Péter Magyar, le chef du parti Tisza et futur Premier ministre de la Hongrie, s'est engagé à poursuivre la responsabilité juridique et politique des personnes qu'il accuse de corruption et de mauvaise gestion sous le gouvernement précédent. Sa déclaration fait suite à la victoire de sa coalition de centre-droit aux élections législatives hongroises du 12 avril 2026, mettant fin à 16 ans de règne du parti Fidesz de Viktor Orbán.
Dans un discours prononcé le 13 avril, Magyar a promis de s'attaquer à ceux qui, selon lui, ont "pillé, détroussé, trahi, endetté et ruiné" la Hongrie, annonçant une "nouvelle ère" pour le pays. Les résultats officiels ont confirmé une victoire décisive pour sa coalition, qui a fait campagne sur la promesse de rétablir les relations avec l'UE, l'indépendance judiciaire et la lutte contre la corruption.
Les analystes politiques soulignent que Magyar, ancien membre de l'entourage d'Orbán devenu un critique de premier plan, doit maintenant former un gouvernement et concrétiser son programme anti-corruption. Cette transition du pouvoir marque un tournant politique majeur en Europe centrale.