Pour de nombreux patients quittant l'unité de soins intensifs (USI), la lutte ne fait que commencer. Les recherches indiquent qu'un nombre significatif de survivants de l'USI souffrent du syndrome post-réanimation (SPR), qui comprend une faiblesse physique, des troubles cognitifs et des problèmes de santé mentale tels que l'anxiété, la dépression et le trouble de stress post-traumatique (TSPT).
Selon la Society of Critical Care Medicine, le SPR affecte jusqu'à 50 % des survivants de l'USI. Les symptômes physiques incluent souvent une fonte musculaire et des lésions nerveuses, tandis que les problèmes cognitifs peuvent impliquer des pertes de mémoire et des difficultés de concentration. Les défis de santé mentale sont également courants, des études montrant qu'environ un tiers des survivants souffrent de dépression ou d'anxiété.
La récupération peut être prolongée, certains patients nécessitant des mois ou des années de réadaptation. Une étude de 2024 dans la revue Critical Care Medicine a révélé que 40 % des survivants de l'USI n'étaient pas retournés au travail après un an. La pandémie de COVID-19 a mis en lumière ces problèmes, car de nombreux patients atteints de COVID-19 sévère ont nécessité des séjours prolongés en USI et ont fait face à des effets à long terme similaires.
Les systèmes de santé reconnaissent de plus en plus la nécessité de cliniques de suivi post-USI et de programmes de soutien. Ces cliniques offrent des soins multidisciplinaires, comprenant la physiothérapie, la réadaptation cognitive et le soutien psychologique, pour aider les survivants à retrouver leurs fonctions et leur qualité de vie.