Le Portugal traverse l'une de ses pires sécheresses depuis des décennies, avec plus de 90 % de son territoire en situation de sécheresse sévère ou extrême début 2026. Cette crise a propulsé le pays au premier plan des discussions de l'Union européenne sur la réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) pour mieux faire face au changement climatique.
Le gouvernement portugais a demandé une plus grande flexibilité dans les fonds de la PAC pour soutenir les agriculteurs confrontés à la pénurie d'eau et aux pertes de récoltes. La ministre de l'Agriculture, Maria do Céu Antunes, a soutenu que les règles européennes actuelles sont trop rigides pour les États membres du sud faisant face à des pressions climatiques aiguës.
Cette position a reçu le soutien d'autres nations méditerranéennes comme l'Espagne, l'Italie et la Grèce, mais se heurte à la résistance des pays du nord de l'UE, préoccupés par la diversion des fonds des structures de subvention existantes. Le débat porte sur la question de savoir si la PAC, qui consomme environ un tiers du budget de l'UE, devrait passer plus significativement du soutien direct au revenu au financement de l'adaptation climatique.
Le commissaire européen à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski, a reconnu la nécessité d'une révision dans une déclaration récente, notant que des évaluations de la vulnérabilité climatique pour l'allocation des fonds sont à l'étude. Le cas portugais est susceptible d'influencer les négociations pour le cadre de la PAC post-2027.