Lors de la Coupe du monde 1986 au Mexique, l'équipe nationale portugaise a fait la une non pas pour son jeu mais pour une révolte des joueurs à Saltillo, Coahuila. L'incident, souvent comparé à la mutinerie de Knysna en 2010, a vu les joueurs protester contre la Fédération portugaise de football (FPF) au sujet des primes et des mauvaises conditions.
Menés par le capitaine Fernando Gomes et la star Paulo Futre, l'équipe a refusé de s'entraîner ou de jouer jusqu'à ce que leurs demandes soient satisfaites. La rébellion découlait d'un différend sur les primes de la Coupe du monde, que les joueurs estimaient injustement basses par rapport à d'autres nations. La FPF avait promis des primes mais ne les avait pas versées, provoquant une impasse dans la base de Saltillo.
La révolte a culminé avec une défaite 3-1 contre le Maroc en phase de groupes, éliminant le Portugal du tournoi. La FPF a finalement négocié un accord, mais les dégâts étaient faits. L'incident est devenu connu sous le nom de « mutinerie de Saltillo » et est un récit édifiant dans l'histoire du football portugais.
Les récits historiques confirment que la rébellion était une protestation contre « l'immobilisme de nos dirigeants », comme certains joueurs l'ont déclaré plus tard. L'événement a mis en lumière les tensions entre joueurs et administrateurs, un thème qui a refait surface en 2010 lorsque l'équipe de France a refusé de s'entraîner à Knysna, en Afrique du Sud.