Une analyse récente, publiée en juin 2026, révèle que la pollution et les facteurs environnementaux ont entraîné la perte de 133 200 années de vie en bonne santé chez les enfants marocains en 2021. L'étude, basée sur les données du Global Burden of Disease (GBD) compilées par l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME), a examiné 16 facteurs de risque, notamment la pollution de l'air, l'eau, l'assainissement et l'exposition au plomb.
L'analyse souligne que la pollution de l'air, tant extérieure qu'intérieure, est un contributeur majeur à la morbidité et à la mortalité infantiles au Maroc. L'eau insalubre et un assainissement inadéquat jouent également un rôle important, entraînant des maladies diarrhéiques et d'autres infections. L'exposition au plomb, souvent due à un sol contaminé et à de vieilles peintures, contribue à des troubles cognitifs et à des problèmes de santé à long terme.
Ces risques environnementaux affectent de manière disproportionnée les enfants de moins de cinq ans, qui sont plus vulnérables aux impacts de la pollution sur la santé. La perte d'années de vie en bonne santé, mesurée en années de vie ajustées sur l'incapacité (DALY), souligne le besoin urgent d'interventions ciblées pour améliorer la qualité de l'air, la sécurité de l'eau et les infrastructures d'assainissement.
Les experts de la santé appellent à des politiques plus fortes pour réduire les émissions, investir dans les énergies propres et garantir un accès universel à l'eau potable et à l'assainissement. De telles mesures pourraient réduire considérablement la charge de morbidité et améliorer la santé et le développement des plus jeunes citoyens du Maroc.