Les caméras portatives pour policiers se sont généralisées aux États-Unis, avec des études montrant des effets mitigés sur le système de justice pénale. Une étude de 2017 du Journal of Quantitative Criminology a révélé que les caméras réduisaient les plaintes contre les agents mais ne modifiaient pas significativement les incidents de recours à la force. Cependant, une étude de 2019 à Washington, D.C., a constaté que les agents équipés de caméras effectuaient davantage d'arrestations, suggérant que la technologie peut accroître la punitivité.
Le débat sur les caméras policières ne concerne pas seulement la surveillance, mais aussi leur utilisation. Dans certaines juridictions, les caméras ont été utilisées pour responsabiliser les agents, entraînant des mesures disciplinaires et des changements de politique. Par exemple, après le meurtre de George Floyd en 2020, de nombreux services ont élargi l'utilisation des caméras et rendu les images plus accessibles au public.
Les critiques soutiennent que les caméras seules ne résolvent pas les problèmes systémiques. Un rapport de 2021 du National Institute of Justice a noté que l'efficacité des caméras dépend des politiques des services, comme le moment d'enregistrer et la manière de revoir les images. Sans directives claires, les caméras peuvent être utilisées de manière sélective, compromettant leur potentiel d'équité.
Les partisans, cependant, voient dans les caméras un outil de transparence. Une étude de 2023 de l'Université de Cambridge a constaté que les caméras réduisaient les fausses plaintes et amélioraient le comportement des agents lors des interactions avec le public. La clé, selon les experts, est de mettre en œuvre des politiques qui privilégient la désescalade et la confiance communautaire plutôt que des résultats punitifs.