Une entreprise basée à Saint-Charles, à Perpignan, est accusée de violer le droit international et européen en exportant des tomates cerises du Sahara occidental. Les allégations, rapportées par plusieurs médias, affirment que la société commercialise des produits agricoles du territoire contesté sans autorisation appropriée.
Le Sahara occidental est un territoire non autonome inscrit sur la liste des Nations unies, et les accords commerciaux de l'Union européenne avec le Maroc ne couvrent pas les produits originaires de la région. Selon les règlements européens, les importations du Sahara occidental doivent être étiquetées comme telles et nécessitent le consentement du peuple sahraoui, ce qui n'a pas été obtenu.
L'entreprise n'a pas commenté publiquement les allégations. Des experts juridiques estiment que cette affaire pourrait créer un précédent pour le commerce avec les territoires contestés en vertu du droit européen. La Commission européenne a été invitée à enquêter sur des cas similaires.