Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a confirmé le 17 janvier 2024 que neuf citoyens pakistanais avaient été tués dans une frappe de missile iranienne dans la province iranienne du Sistan-Baloutchistan. Les victimes étaient des travailleurs manuels. Islamabad a condamné l'attaque et convoqué le diplomate en chef de Téhéran pour protester contre cette violation de sa souveraineté.
Cet incident est survenu dans un contexte de tensions régionales, l'Iran ayant lancé des frappes au Pakistan quelques jours plus tôt contre ce qu'il prétendait être des bases militantes. Le Pakistan a répondu par sa propre action militaire. Ces frappes transfrontalières ont marqué une escalade significative entre les deux nations voisines.
Ces décès ont plongé des familles dans tout le Pakistan dans le deuil, en particulier dans la région du Pendjab d'où étaient originaires nombre de ces travailleurs. La tragédie a assombri les célébrations de l'Aïd al-Fitr pour les communautés concernées, transformant un moment de joie religieuse en un temps de deuil.
À la suite d'échanges diplomatiques, les deux pays ont pris des mesures pour désamorcer la situation, leurs ambassadeurs étant retournés dans leurs capitales respectives fin janvier 2024. Cet épisode a mis en lumière la situation précaire des travailleurs migrants dans les zones de conflit et le coût humain de l'instabilité régionale.