Les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur espagnol révèlent que les ressortissants étrangers ont représenté 52,5 % de l'ensemble des interpellations effectuées par les forces de police en 2024. Cette proportion est en hausse constante depuis une décennie, puisqu'elle était d'environ 30 % en 2014.
Les données, publiées dans le rapport annuel du ministère sur la délinquance et l'action policière, indiquent que le nombre total d'interpellations en 2024 s'est élevé à 365 000. Parmi celles-ci, 191 600 concernaient des personnes de nationalité étrangère. Les chiffres incluent les actions de la Police nationale, de la Garde civile et des polices régionales.
Les autorités et les analystes invoquent plusieurs facteurs pour expliquer ce chiffre, notamment la position géographique de l'Espagne comme porte d'entrée en Europe, sa importante population immigrée et des stratégies policières spécifiques dans les zones à forte densité touristique et d'expatriés. Le rapport du ministère détaille habituellement les chiffres par nationalité et type d'infraction, bien que le dernier détail complet ne soit pas immédiatement disponible dans tous les résumés publics.
Cette tendance fait l'objet d'un débat politique et social récurrent en Espagne, souvent abordé dans le cadre des politiques d'immigration, d'intégration et des moyens alloués aux forces de l'ordre. Le gouvernement souligne que ces données reflètent l'activité policière et non la criminalité d'un groupe démographique spécifique.