Les marchés pétroliers mondiaux ont fait preuve d'une volatilité accrue début avril 2026, avec des fluctuations de prix importantes alimentées par l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La structure du marché à terme, en particulier l'écart entre les contrats à court terme et ceux à plus long terme, s'est considérablement élargie, reflétant des inquiétudes immédiates concernant l'approvisionnement.
Les analystes ont attribué cette tension sur les marchés à une série d'incidents militaires et de menaces de représailles entre puissances régionales, suscitant des craintes de perturbations potentielles des expéditions de pétrole brut via des voies navigables critiques. Cet environnement a déclenché une recrudescence de l'activité commerciale et des primes de risque.
Les données de marché des principales bourses ont confirmé que l'écart de prix entre les contrats à terme sur le pétrole brut WTI du premier mois et du deuxième mois avait atteint un niveau exceptionnellement élevé. Une telle structure de marché en « contango » signale l'anticipation des traders d'une tension à court terme par rapport à l'offre future.
Les experts énergétiques mettent en garde contre le fait que si les prix peuvent flamber sur des nouvelles géopolitiques, des niveaux soutenus dépendent d'impacts réels sur l'offre. La situation reste fluide, des efforts diplomatiques internationaux étant en cours pour désamorcer les conflits régionaux.