Les compléments de nicotinamide mononucléotide (NMN) ont attiré l'attention pour leur potentiel à augmenter les niveaux de nicotinamide adénine dinucléotide (NAD+), une coenzyme qui diminue avec l'âge et est liée à la santé cellulaire. Cependant, en juin 2026, les preuves scientifiques des effets anti-âge du NMN chez l'humain restent limitées, la plupart des études étant menées sur des animaux ou dans de petits essais humains.
Des recherches publiées dans des revues comme Nature Communications et Cell Metabolism ont montré que la supplémentation en NMN peut augmenter les niveaux de NAD+ chez l'humain. Par exemple, une étude de 2023 dans Nature Communications a constaté que le NMN améliorait la fonction musculaire chez les personnes âgées, mais la taille de l'échantillon était petite (30 participants) et les effets modestes.
Le statut réglementaire varie : aux États-Unis, le NMN est vendu comme complément alimentaire, mais la FDA a exprimé des préoccupations quant à sa classification. Au Japon, le NMN n'est pas approuvé comme médicament mais est disponible comme complément. L'Autorité européenne de sécurité des aliments n'a pas approuvé d'allégations de santé pour le NMN.
Les experts mettent en garde contre le battage médiatique autour du NMN. Le Dr David Sinclair, chercheur éminent sur le vieillissement à Harvard, a plaidé en faveur des boosters de NAD+ mais reconnaît que les données humaines à long terme font défaut. Le National Institute on Aging déclare qu'aucun complément n'a prouvé qu'il ralentissait ou inversait le vieillissement chez l'humain.
Les consommateurs devraient consulter un professionnel de santé avant de prendre du NMN, car les effets secondaires potentiels incluent nausées, fatigue et maux de tête. Des essais cliniques en cours explorent les effets du NMN sur la santé métabolique, la fonction cardiovasculaire et le déclin cognitif.