Une analyse récente des budgets des États nigérians pour 2026 révèle que les États producteurs de pétrole de la zone géopolitique du Sud-Sud n'ont pas collectivement respecté l'objectif national de financement de l'éducation. Cette analyse, menée par des groupes de la société civile surveillant la transparence budgétaire, montre qu'en dépit des allocations importantes provenant des revenus pétroliers du pays, ces États ont alloué moins de 26 % de leurs budgets au secteur éducatif.
Le seuil de 26 % est un objectif national soutenu par des organismes internationaux comme l'UNESCO pour que les pays en développement financent correctement l'éducation. Des États comme Rivers, Bayelsa, Akwa Ibom, Delta, Edo et Cross River, qui bénéficient directement du fonds de dérivation de 13 % sur les revenus pétroliers, sont restés en deçà de cette marque dans leurs lois de finances 2026 approuvées. Ce constat contraste avec celui de certains États d'autres régions, comme le Sud-Est, qui ont consacré des pourcentages plus élevés de leurs budgets généralement plus modestes à l'éducation.
Les experts citent plusieurs raisons à ce déficit, notamment des priorités concurrentes pour les dépenses d'infrastructure et de sécurité, ainsi que des difficultés dans la mise en œuvre du budget et la gestion des revenus. Cette tendance suscite des inquiétudes quant au développement du capital humain à long terme dans une région dont l'économie dépend fortement d'une ressource naturelle limitée. Les défenseurs de l'éducation appellent à un plus grand contrôle législatif et à une responsabilisation publique pour garantir que l'éducation reçoive un financement prioritaire en tant que moteur de développement durable.