Le nombre de réfugiés nigérians rentrés volontairement chez eux dans le cadre d'un accord de rapatriement tripartite a plus que doublé au premier trimestre 2026, passant de 1 705 en février à 3 510 en avril, selon la Commission nationale pour les réfugiés, les migrants et les personnes déplacées internes (NCFRMI).
Les rapatriés, principalement du Cameroun et du Niger, ont été facilités par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et les gouvernements du Nigeria, du Cameroun et du Niger dans le cadre d'un cadre de rapatriement volontaire. Cette augmentation reflète l'amélioration des conditions de sécurité dans certaines parties du nord-est du Nigeria, en particulier dans les États de Borno et de Yobe.
Le nombre de personnes déplacées internes (PDI) au Nigeria a également légèrement diminué, passant de 2,1 millions en janvier à 2,05 millions en mars 2026, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Cependant, des défis humanitaires persistent, de nombreux rapatriés ayant un accès limité au logement, aux soins de santé et à l'éducation.
La NCFRMI a déclaré que le processus de rapatriement comprend la documentation, le transport et un soutien à la réintégration, comme une aide en espèces et une formation aux moyens de subsistance. L'agence vise à faciliter le retour de 5 000 réfugiés supplémentaires d'ici la fin de 2026, sous réserve des évaluations de sécurité et du financement.