Le gazoduc Nigeria-Maroc (NMGP), un projet d'oléoduc offshore de 5 600 kilomètres, reste au stade de la planification début 2026, confronté à d'importants retards et défis de financement. Conçu initialement pour transporter du gaz naturel nigérian vers le Maroc et potentiellement vers l'Europe, le projet est conçu pour traverser 13 pays d'Afrique de l'Ouest, dans le but de stimuler l'accès régional à l'énergie et l'intégration économique.
Des rapports récents indiquent que le calendrier du projet a été repoussé. Une décision d'investissement finale, autrefois anticipée pour 2024, n'est désormais pas attendue avant 2025 au plus tôt, la construction devant prendre plusieurs années. Le coût estimé de ce projet d'infrastructure massif a grimpé à environ 25 milliards de dollars, soulevant des questions sur sa viabilité financière et l'engagement des partenaires internationaux.
Un obstacle majeur est la sécurisation du financement nécessaire. Bien que des protocoles d'accord aient été signés entre les compagnies pétrolières nationales du Nigeria (NNPC) et du Maroc (ONHYM), ainsi que d'autres entités régionales, les accords de financement concrets sont toujours en attente. Les partisans du projet soutiennent qu'il améliorerait la sécurité énergétique de l'Afrique de l'Ouest et fournirait à l'Europe un nouveau fournisseur de gaz, mais les critiques soulignent le long délai, les complexités géopolitiques et la transition mondiale vers les énergies renouvelables comme obstacles majeurs.