Le gazoduc Nigeria-Europe, également connu sous le nom de gazoduc transsaharien, est un projet d'infrastructure de 4 400 km visant à transporter du gaz naturel du Nigeria vers l'Europe via le Niger et l'Algérie. En juin 2026, le projet reste en phase de planification, avec des études de faisabilité et des accords préliminaires en place. Le gazoduc aurait une capacité de 30 milliards de mètres cubes par an, couvrant potentiellement une part importante de la demande européenne en gaz.
Sur le plan géopolitique, le gazoduc est considéré comme une alternative stratégique aux approvisionnements russes, surtout après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022. L'Union européenne a activement cherché à diversifier ses sources d'énergie, et le gazoduc Nigeria-Europe s'inscrit dans cet objectif. Cependant, le projet fait face à des défis, notamment les risques sécuritaires dans la région du Sahel, les obstacles de financement et la concurrence d'autres exportateurs de gaz comme le Qatar et les États-Unis.
Pour le Nigeria, le gazoduc offre un moyen de monétiser ses vastes réserves de gaz naturel, parmi les plus importantes d'Afrique. Le projet pourrait stimuler l'économie nigériane et réduire le torchage du gaz, mais il nécessite des investissements importants—estimés à 13 milliards de dollars—et une stabilité politique dans les pays de transit. En 2026, aucune décision finale d'investissement n'a été prise et la construction n'a pas commencé.