Deux organisations non gouvernementales internationales ont publié un rapport dénonçant le traitement des migrants dans l'enclave espagnole de Sebta, décrivant des conditions « inhumaines » et documentant des retours forcés vers le Maroc. Le rapport, publié le 4 août 2026, allègue que des migrants, y compris des mineurs non accompagnés, sont détenus dans des installations surpeuplées sans assainissement adéquat ni soins médicaux.
Les ONG, dont les noms n'ont pas été divulgués dans le résumé initial, affirment que les autorités espagnoles procèdent à des expulsions sommaires de migrants de l'autre côté de la frontière vers le Maroc, en violation du droit international. Elles citent des incidents spécifiques où des personnes ont été renvoyées sans procédure légale appropriée ni possibilité de demander l'asile.
Selon le rapport, la situation s'est aggravée ces derniers mois alors que les pressions migratoires sur l'enclave ont augmenté. Les organisations appellent les gouvernements espagnol et marocain à enquêter sur ces allégations et à garantir que tous les migrants soient traités avec dignité et conformément aux normes des droits de l'homme.
Ni le gouvernement espagnol ni les autorités marocaines n'ont encore répondu publiquement au rapport. L'Union européenne, qui a un accord frontalier avec le Maroc, n'a pas commenté les conclusions.