Le gouvernement néo-zélandais a présenté une législation visant à interdire aux enfants de moins de 16 ans l'utilisation des plateformes de médias sociaux, selon des annonces officielles. Le projet de loi, déposé au Parlement le 22 août 2026, vise à répondre aux préoccupations concernant l'impact des médias sociaux sur la santé mentale et le bien-être des jeunes.
En vertu de la loi proposée, les plateformes de médias sociaux devraient vérifier l'âge des utilisateurs et empêcher les moins de 16 ans de créer des comptes. La législation imposerait également des amendes aux entreprises qui ne s'y conforment pas. Le gouvernement a déclaré qu'il travaillera avec les plateformes pour mettre en œuvre les mesures, mais les détails sur les mécanismes d'application sont encore en cours de finalisation.
La Nouvelle-Zélande rejoint une liste croissante de pays prenant des mesures concernant l'utilisation des médias sociaux par les jeunes. L'Australie a adopté une loi similaire en 2024, interdisant les moins de 16 ans sur les médias sociaux, et la France a introduit des restrictions exigeant le consentement parental pour les moins de 15 ans. Le projet de loi néo-zélandais devrait être débattu dans les prochains mois, certains partis d'opposition exprimant des préoccupations concernant la vie privée et la mise en œuvre.
Le Premier ministre Christopher Luxon a déclaré dans un communiqué que la législation vise à « protéger nos enfants des méfaits des médias sociaux » et à garantir un environnement en ligne sûr. Le projet de loi bénéficie d'un soutien bipartisan en principe, bien que certains législateurs aient demandé une consultation plus approfondie avec les entreprises technologiques et les experts en protection de l'enfance.