PARIS/LONDRES, 13 avril (Reuters) - Les principaux alliés de l'OTAN, dont la France et le Royaume-Uni, ont déclaré qu'ils ne participeraient pas à un plan américain proposé pour bloquer le détroit d'Ormuz, selon des sources diplomatiques. Ce plan, prôné par l'ancien président américain Donald Trump, a rencontré une résistance significative de la part des partenaires européens.
Les alliés ont plutôt proposé un cadre d'intervention qui ne commencerait qu'après la fin des combats actifs, en se concentrant sur la stabilisation et la sécurité maritime. Cette position met en lumière une divergence stratégique au sein de l'alliance sur la manière de traiter les tensions dans cette voie maritime cruciale.
Le détroit d'Ormuz est un point de passage maritime vital par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Toute action militaire dans la région risque de perturber considérablement les approvisionnements énergétiques mondiaux et la stabilité régionale. La réticence des membres de l'OTAN à soutenir un blocus souligne les calculs diplomatiques et économiques complexes en jeu.