Une opération de démolition ciblant des kiosques illégaux dans le conseil municipal de Namutumba, en Ouganda, a déclenché des allégations de corruption et de favoritisme. Les commerçants affectés accusent des responsables locaux d'avoir épargné certaines structures tout en en démolissant d'autres, affirmant que des pots-de-vin ont été acceptés pour protéger certains commerces.
Selon des rapports vérifiés des médias ougandais, le secrétaire municipal de Namutumba, Hajji Siraje Kamba, a confirmé que l'opération visait à libérer les réserves routières et les espaces publics. Il a déclaré que les démolitions ciblaient les structures construites sans plans approuvés et celles empiétant sur les terres publiques. Cependant, les commerçants ont contesté l'équité de l'opération, alléguant que des responsables ont donné un préavis à certains, leur permettant de se réinstaller, tandis que d'autres ont été pris au dépourvu.
Cette controverse met en lumière les tensions persistantes entre les autorités municipales qui appliquent les lois d'urbanisme et les petits commerçants du secteur informel. Les responsables du conseil local ont nié les allégations de corruption, soutenant que l'opération a été menée légalement. Cet incident a suscité des appels à une plus grande transparence et à une application uniforme des règlements lors de telles actions.