La Fédération des Industries de la Construction de Namibie (CIF) a officiellement demandé le retrait de la fusion proposée entre Ohorongo Cement et Cheetah Cement, avertissant que l'accord menace la concurrence et pourrait nuire aux entrepreneurs locaux. Cette demande fait suite aux préoccupations soulevées par le ministre des Industries, des Mines et de l'Énergie, Modestus Amutse, qui n'a pas encore pris de décision finale sur la fusion.
Selon un communiqué de la CIF, la fusion créerait un acteur dominant sur le marché namibien du ciment, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix et une réduction des choix pour les entreprises de construction. La fédération soutient que cela affecterait particulièrement les petits et moyens entrepreneurs qui dépendent de prix compétitifs.
Ohorongo Cement, basée à Otavi, est le seul producteur intégré de ciment en Namibie, tandis que Cheetah Cement importe et distribue du ciment. La fusion a été annoncée pour la première fois au début de 2026, mais a rencontré l'opposition des acteurs de l'industrie. La Commission namibienne de la concurrence examine le dossier et devrait rendre sa décision plus tard cette année.
Le ministre Amutse a déclaré que son ministère évalue attentivement les implications de la fusion pour le secteur local de la construction. Il a souligné la nécessité de trouver un équilibre entre l'efficacité économique et une concurrence équitable. La CIF a exhorté le gouvernement à prioriser les intérêts des entreprises locales et à garantir des conditions de concurrence équitables.