Le gouvernement militaire birman a annoncé le 16 avril 2026 que l'ancienne dirigeante Aung San Suu Kyi, 80 ans, a été transférée de prison à résidence surveillée, selon les médias d'État. Elle était détenue depuis le coup d'État de février 2021.
L'annonce, diffusée par la télévision d'État MRTV, indique que ce transfert est dû à la chaleur extrême et à des problèmes de santé. Suu Kyi purge une peine de 27 ans pour des accusations largement considérées comme motivées politiquement. Son lieu exact n'a pas été divulgué, mais des rapports suggèrent qu'elle reste à Nay Pyi Taw.
Son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, a été renversé lors du putsch de 2021, déclenchant des protestations massives et une répression violente. La junte fait face à un isolement international et à des sanctions. Ce placement en résidence surveillée est perçu comme un geste possible dans le contexte du conflit en cours avec des groupes de résistance armée.
Les organisations de défense des droits humains réclament sa libération inconditionnelle, soulignant que la résidence surveillée restreint toujours sa liberté. Les Nations Unies et les gouvernements occidentaux n'ont pas encore commenté cette évolution.