Un ancien haut gradé espagnol a suggéré que les États-Unis pourraient transférer leur base aérienne de Moron de la Frontera au Maroc si les tensions entre Washington et Madrid continuent de s'aggraver. Cette affirmation, rapportée par les médias espagnols, a relancé les spéculations sur l'avenir de la base, qui est une installation militaire américaine clé en Europe du Sud depuis les années 1950.
L'ancien général, dont le nom n'a pas été officiellement confirmé par toutes les sources, a soutenu que des désaccords sur les dépenses de défense, les engagements de l'OTAN ou d'autres questions bilatérales pourraient inciter les États-Unis à déplacer leurs actifs stratégiques. Cependant, aucune déclaration officielle du Département de la Défense américain ou du gouvernement espagnol n'a étayé cette affirmation, et la base reste sous souveraineté espagnole dans le cadre d'un accord bilatéral.
La base aérienne de Moron, située près de Séville, accueille actuellement du personnel militaire et des avions américains pour des déploiements rotatifs, principalement pour des opérations antiterroristes en Afrique et au Moyen-Orient. La base a fait l'objet de controverses occasionnelles en Espagne, certains groupes politiques s'opposant à sa présence. L'idée de la transférer au Maroc, un allié clé des États-Unis en Afrique du Nord, a été évoquée par le passé mais ne s'est jamais concrétisée.
En date d'avril 2026, il n'existe aucune preuve vérifiée d'un transfert imminent. Les analystes notent qu'une telle décision nécessiterait des négociations complexes et ferait probablement face à une forte opposition de la part des cercles politiques espagnols et marocains. L'affirmation reste spéculative, et aucune mesure concrète n'a été rapportée par un gouvernement.