Le secteur des VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) au Maroc a connu un regain d'activité depuis le retour d'Uber en 2023. Cependant, le marché n'a pas connu l'essor attendu, selon des analystes et des conducteurs.
L'incertitude réglementaire reste un obstacle majeur. En 2021, le gouvernement marocain a imposé des règles strictes aux opérateurs de VTC, notamment un tarif minimum et l'obligation de licences professionnelles. Ces mesures visaient à protéger les taxis traditionnels, mais ont aussi limité la flexibilité des services basés sur des applications.
Des facteurs économiques jouent également un rôle. Avec l'inflation affectant le pouvoir d'achat, de nombreux Marocains optent pour des transports publics moins chers ou des taxis traditionnels, souvent plus abordables que les services VTC. De plus, le coût élevé des véhicules et du carburant a réduit les marges des conducteurs, rendant plus difficile le travail à temps plein.
Malgré ces défis, certains acteurs restent optimistes. En 2025, le gouvernement a annoncé son intention de revoir le cadre réglementaire, avec une possible libéralisation. Cependant, à la mi-2026, aucun changement majeur n'a été mis en œuvre, laissant le marché dans une attente prudente.