Le déficit commercial du Maroc a continué de se creuser au premier semestre 2026, sous l'effet d'une progression plus rapide des importations que des exportations. Selon les dernières données de l'Office des Changes, les importations de marchandises ont atteint 458,78 milliards de dirhams (MAD) à fin juin 2026, en hausse de 15,3% sur un an.
Cette augmentation est largement attribuée à la hausse des prix de l'énergie et à une demande accrue d'équipements industriels et de biens de consommation. Parallèlement, les exportations ont progressé à un rythme plus lent, les secteurs clés comme l'automobile et l'agriculture affichant des gains modérés, insuffisants pour compenser la facture des importations.
En conséquence, le déficit commercial s'est élargi à environ 150 milliards de dirhams, contre environ 120 milliards sur la même période l'an dernier. Les économistes notent que ce creusement pourrait exercer une pression sur le compte courant et les réserves de change du pays.
Le gouvernement a souligné ses efforts pour stimuler les exportations à travers des plans d'accélération industrielle et des accords commerciaux, mais les analystes estiment que des réformes structurelles sont nécessaires pour réduire la dépendance aux importations énergétiques et améliorer la compétitivité.