Selon une récente interview de Zoubir Bouhoute, expert en tourisme, le secteur hôtelier classé au Maroc est fortement concentré : seulement 7% des établissements hôteliers génèrent près de 75% des revenus de l'hébergement classé. Cette disparité souligne une crise structurelle pour les petits hôtels, qui peinent à concurrencer les grandes chaînes et les installations modernes.
La pandémie de COVID-19 a exacerbé ces défis, mais les problèmes sous-jacents sont de longue date. Les petits hôtels manquent souvent de ressources financières pour se rénover, commercialiser efficacement ou s'adapter aux nouvelles préférences des voyageurs. En conséquence, beaucoup fonctionnent avec des taux d'occupation faibles et une rentabilité en baisse.
Bouhoute suggère que la crise n'est pas simplement conjoncturelle mais profondément enracinée dans la structure du secteur. Il appelle à un soutien gouvernemental ciblé, notamment des incitations fiscales, un accès au financement et des programmes de formation pour aider les petits hôtels à se moderniser et à améliorer leur compétitivité.
Sans ces mesures, la tendance à la concentration risque de se poursuivre, entraînant potentiellement la fermeture de petits établissements et une perte d'options d'hébergement authentiques et locales au Maroc.