Le Maroc traverse une transformation numérique sans précédent dans le cadre de sa stratégie 'Maroc Digital 2030', visant à numériser les services publics pour plus de productivité et de transparence. Cependant, cette initiative a suscité un débat sur la question de savoir si les données personnelles doivent être considérées comme un 'bien public'.
Selon un rapport de 2023 de la Banque mondiale, l'économie numérique du Maroc pourrait contribuer jusqu'à 10 % du PIB d'ici 2030 si la gouvernance des données est renforcée. La loi marocaine sur la protection des données, la loi 09-08, a été promulguée en 2009 mais est actuellement en cours de révision pour s'aligner sur le Règlement général sur la protection des données (RGPD) de l'UE.
Lors d'un entretien en 2024, le président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP) a déclaré que 'les données personnelles ne sont pas une marchandise mais un droit fondamental'. Cependant, certains experts estiment que traiter les données comme un bien public pourrait permettre de meilleurs services publics, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation.
Début 2026, aucune loi n'a été adoptée pour classer les données personnelles comme un bien public. Le débat se poursuit parmi les décideurs politiques, un projet de loi étant attendu d'ici fin 2026.