Un rapport de la Banque mondiale de 2022, intitulé "Ciels bleus, emplois verts au Maroc", met en lumière la valeur économique considérable actuellement enfouie dans les décharges du pays. L'étude estime que le secteur des déchets pourrait générer jusqu'à 36 000 emplois et que les matériaux jetés chaque année représentent une valeur récupérable substantielle.
Le rapport indique spécifiquement que le Maroc jette environ 3,4 millions de tonnes de matériaux recyclables par an. Cela comprend des matières premières valorisables comme le plastique, le papier et les métaux, ce qui représente une opportunité économique perdue estimée à plusieurs milliards de dirhams.
Cette situation souligne les défis du système actuel de gestion des déchets au Maroc, qui repose largement sur l'enfouissement. Le Programme National des Déchets Ménagers (PNDM) du gouvernement vise à porter le taux de recyclage national à 20% d'ici 2026, un objectif qui nécessite des investissements importants et un changement systémique pour libérer ce capital enfoui.
Les experts soutiennent que l'amélioration des systèmes formels de recyclage et de récupération est essentielle, tant pour des raisons environnementales que pour créer une économie circulaire. Capturer cette valeur pourrait réduire les besoins d'importation de matières premières et favoriser de nouvelles industries vertes, transformant ainsi un problème de déchets en une ressource économique.